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La Belgique en Europe

  • Photo du rédacteur: Loïc
    Loïc
  • 4 mai 2025
  • 5 min de lecture

Alors que les hommes de la Gantoise ont remportés l’EHL 2025, elle n’est pas la seule équipe à s’être produite sur la scène européenne. Les dames du Braxgata et de la Gantoise ont raflées deux médailles tandis que les ucclois du Royal Léopold Club n’ont pas réussi à confirmer leur bons résultats récents sur la scène européenne. Retour sur les 3 parcours distincts de nos clubs belges au cours de cette édition de l’EHL 2025.


Braxgata : un parcours inoubliable


L’histoire s’est achevée dans la frustration. Une défaite 5-1 en finale contre Den Bosch, lourde, sans doute, et difficile à digérer. Mais la campagne du Braxgata à l’EHL 2025 ne se résume pas à une médaille d’argent ou à un score. Elle se lit à travers la combativité, la progression et la cohésion d’un groupe qui a laissé son empreinte.


Darren Bisley, coach de l’équipe dames du Braxgata, ne cherche pas à minimiser la déception:

« Yeah, disappointing, of course, certainly with the score line, we didn't really deserve that from the tournament that we play. But fair play to Den Bosh, they were very good, had a very good day, and all the luck seem to also fall for them on their side. And when you have that mix of quality and a good day at the office, then then it's always difficult. So yeah, disappointing for today, but super, super proud of the team.

 

Le ton est honnête, mais teinté de fierté. Car avant cette finale, il y a eu un parcours. Une progression constante, collective, construite match après match. Le Braxgata a d’abord éliminé le Club de Campo dans le FINAL12 aux shootouts, puis le Real Club de Polo en quart de finale. En demi-finale, les Anversoises ont dominé le Dusseldorfer HC 3-0, avant de tomber en finale face à Hertogenbosch, à domicile.


“We had to play four games. And three of them were very, very good. We had everything: close games, shootouts, goals… and a tremendous fighting spirit and unity throughout the whole campaign.”

 

Cette unité, cette force collective, est devenue la marque de fabrique du Braxgata durant le tournoi. Même dans les moments les plus tendus, l’équipe n’a jamais craqué.

“The team has a lot of experience. They know what they’re doing in a tournament. It was just rest, recover, repeat — and try to improve step by step.”

 

Darren évoque une “power curve”, une courbe de progression, forgée match après match.

“Unfortunately, it wasn’t the end we hoped for. But the curve, for me, on the whole tournament was great.”

 

Et quand on lui demande ce que l’Europe retiendra de cette équipe, il répond sans hésiter:

“They should remember a team that’s probably here to stay for a long time.”

 

Le Braxgata n’a pas remporté le titre. Mais il a gagné autre chose : une reconnaissance nouvelle et une crédibilité renforcée à l’international.


La Gantoise : Enfin le bronze


Elles étaient venues avec un objectif clair : décrocher une médaille. Mission accomplie pour les joueuses de La Gantoise, qui terminent troisièmes de cette édition 2025 de l’EHL, confirmant ainsi leur statut parmi les meilleures équipes d’Europe.


Grâce à leur position au classement belge, les Gantoises étaient directement qualifiées pour le FINAL8, sans passer par le tour préliminaire. Une entrée directe dans le vif du sujet, face à Mannheimer HC. Sérieuses, appliquées, elles signent une victoire solide 3-0. Le ton est donné.


En demi-finale, elles retrouvent Den Bosch, futur vainqueur du tournoi. Un choc d’une grande intensité, qui se solde par une élimination aux shoot-outs. Rageant, tant le match avait été équilibré. Mais pas question de baisser les bras : le match pour la troisième place, contre Dusseldorfer HC, championnes d’Allemagne en titre, devient un nouveau défi.


Et les Gantoises répondent présentes. Victoire 3-1, avec notamment un but splendide d’Ambre Ballenghien, qui illumine la rencontre d’un geste de classe mondiale. L’équipe peut souffler. Et savourer.


« Ça conclut bien tout ce qu'on a montré dans le tournoi, » confie Astrid Bonami à la fin du match.

« On est invaincues sur les trois matchs. On peut regretter les shootouts d’hier, mais aujourd’hui, qu’est-ce que ça fait du bien d’être sur le podium. Si on devait signer pour ça au début, on l’aurait signé. »


Cette médaille, elle a une saveur particulière pour un groupe qui a souvent calé au même stade.

« C’était clairement le premier match, contre Mannheimer, le plus compliqué. C’est là qu’on a souvent du mal à passer. Mais une fois en demi-finale, on savait qu’on allait jouer une médaille. C’était un des gros objectifs de l’équipe cette année. »


Ce podium vient aussi clore un cycle. Plusieurs départs sont attendus, et cette médaille prend alors une dimension symbolique.

« On a deux joueuses importantes qui arrêtent. Mais on a vu que la jeunesse était là aussi, et qu’on peut compter sur tout le monde. »


Un dernier moment à partager, avant de tourner la page. Et, forcément, une petite fête pour marquer le coup.

« On va aller chanter un peu dans le vestiaire, et s’il y a quelques bières qui arrivent, on ne dira pas non. »


Avec cette médaille de bronze, La Gantoise dames prouve qu’elle avance. Toujours. Et qu’elle sait transformer ses ambitions en résultats.


Le Léo "bon prince" mais pas Royal

Arrivé à l’EHL avec une dynamique positive, le Léopold nourrissait de vraies ambitions. Porté par une belle série de résultats en championnat, arrivait préparé. Mais le tournoi a tourné court. Deux matchs, deux défaites, et une élimination dès les quarts de finale.


Le duel 100 % belge face à La Gantoise, pour débuter, n’a pas laissé place au suspense. Une défaite 4-0, sans réaction, face à un adversaire plus prêt, plus solide et mieux organisé. Un premier coup dur, et surtout une impression de décalage avec le niveau requis pour rivaliser à ce stade de la compétition.


Mais le Léo a tenté de relever la tête lors de son match de classement contre les Old Georgians. Et cette fois, les Ucclois ont livré un match plus accroché. Ils ont inscrit le premier but du match pour faire 1-0 grâce à un but de Verdussen avant d’être rejoint au score. Onana permet au Léo de repasser devant sur un beau goal de Onana. Mais alors qu’ils semblaient tenir le bon bout, le match a basculé. D’abord 2-2. Ensuite, une série de cartes vertes et jaunes est venue casser le rythme des Belges. Réduits à 9 contre 11, ils ont fini par craquer, concédant le but du 3-2 à quelques minutes du terme.


Le Léo rentre donc bredouille de cette campagne européenne, avec des regrets plein les valises. Mais tout n’est pas à jeter : le groupe reste en forme en championnat, et devra s’appuyer sur cette base pour rebondir. L’EHL a montré ce qui manquait encore. À eux de transformer cette expérience en levier pour grandir.




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